Comment est né ce projet ?

Le 1er Septembre 2016, l’ensemble de Mayotte a pu observer une éclipse solaire importante. Le collège organisa une journée spéciale autour de cet événement. Beaucoup d’élèves se sont intéressés à ce phénomène alors quand général ils ne regardent jamais le ciel. Nous nous sommes alors posé la question suivante : Comment sensibiliser les mahorais à l’espace en plein jour ?
L’un de nos enseignants nous a parlé des planétariums permettant de voir le ciel étoilé de jour. Mayotte ne possédant pas de planétarium, nous avons décidé d’en construire un et de préparer son utilisation. Celui-ci servira à toute l’académie en étant démontable, transportable et simple d’utilisation.

Qui participe à ce projet ?

Nous avons 36 élèves qui se sont portés volontaires. Différents niveaux participent tel que les 6ème, 5ème, 4ème, 4ème SEGPA et les élèves du dispositif DIAMS. (Le DIAMS est un dispositif pour des élèves en manque de confiance et en décrochage scolaire).

Nous avons été guidés par 5 enseignants dans 4 disciplines :

  • M. AUDIAT et Mme ZAALOUK en Mathématique.
  • M. FOUQUET en Physique-Chimie.
  • M. DIAMALA en atelier bâtiment.
  • M. GELIN en Documentation.
    (Les arts plastiques devraient intervenir une fois la construction lancée)

Nous avons été soutenus par la firme Sodifram tout au long de notre avancée.

Qu’est qu’un planétarium ?

Un planétarium est une structure en forme de dôme permettant de projeter un ciel étoilé de n’importe quel endroit de la Terre et à n’importe quelle heure.
Nous nous somme intéressé à différents type de dôme, mais celui qui nous a le plus plu est le dôme géodésique. En architecture, un dôme géodésique est une structure sphérique, ou presque sphérique, formée à l’aide de triangles isocèles et équilatéraux.
Une fois le type de dôme choisi, deux ateliers ont commencés : l’atelier carton et l’atelier construction.

Description des ateliers.

L’atelier carton devait permettent de construire un dôme à taille réelle pour servir de démonstration à la fête de la science. Les élèves ayant participé sont ceux de l’enseignement général 6ème, 5ème, et 4ème. Une partie des outils ont été fourni par le collège mais la matière première, le carton palette, nous a été fourni par la firme Sodifram.
Nous devions fabriquer 58 triangles, certains isocèles (ABB et BCC) d’autres équilatéraux (CCC).
Nous avons d’abord travaillé sur la précision de nos mesures en testant différents outils (feutre, crayon, règle compas, ..) ou techniques (patron) à notre disposition.


La méthode la plus efficace (précise et productive) a été d’abord d’utiliser le compas, pour marquer chaque sommet du triangle et ensuite d’utiliser un ruban traceur de chantier pour tracer des segments fins et droits. A la suite, nous avons utilisé le premier triangle (revérifié) comme patron pour marquer les sommets (à la place du compas) et, de nouveau, le ruban de chantier pour le tracer des segments. Une fois fait, nous les avons découpés avec une règle et un cutter.
Afin de relier les triangles entre eux, nous avons préparé des languettes que nous avons collés sur chaque côté.
Une fois tout fini (58 triangles), nous avons remarqué que le montage avait un problème : l’emboitage des triangles ne fonctionnait pas…
Nous avons mesuré de nouveau les côtés et nous avons pu remarquer que nous avons confondu certains coté B avec le côté C. Il a simplement fallu renommer les côtés.
Ensuite, nous avons remarqué que les hexagones et pentagones s’empilaient bien mais n’étaient pas solide. La structure ne tenait pas…
On réalisant quelques observations sur la rigidité, nous avons pensé que nos languettes étaient trop « souple ». Nous avons testé d’autres types de triangle
pour vérifier et il s’avère que notre hypothèse était juste. La meilleure solution était en fait de plier le carton sur les côtés pour faire des languettes plus rigides.
Nous avions pensé à cette possibilité mais le manque de carton nous a obligés à faire autrement.
Aujourd’hui par manque de carton, la construction du dôme est pour l’instant arrêtée.
L’atelier construction a pour objectif de construire le dôme final qui sera utilisé par l’académie. Cet atelier a été porté par les élèves de SEGPA.
Nous avons d’abord observé la structure sur des images pour trouver comment construire les entrecroises. Nous avons choisi d’utiliser des entrecroises en tube.
Chaque entrecroise relie les tasseaux avec une tige fileté et des écrous. Une grande majorité des matériaux de construction ont été récupérés dans les bennes du collège.
Nous avons d’abord testé la construction en réalisant une maquette 5 fois plus petite que le dôme final. Ce fut un succès !

Nous avons décidé d’en réaliser un à l’échelle ½ pour la fête de la science, qui fut également un succès. Mais nous avions un problème dans la construction : les entrecroises étaient beaucoup trop petites, et rallongeaient beaucoup trop le temps de montage (1h30 à trois personnes). De plus la colle utilisé pour fixer les tiges filetées cédées quelques
fois. De nouvelles entrecroises sont travaillées. Aujourd’hui le manque de matériaux comme les tubes d’aluminium à fort
diamètre absents du territoire mahorais bloquent la suite du projet.

Comment projeter le ciel ?

Nous avons voulu utiliser le système optique Lhoumeau Sky-System (LSS) pensé par Yves LHOUMEAU un astronome français. Celui-ci se compose d’un vidéoprojecteur, de deux objectives photos, un condensateur et un fisheye, tous reliés par un miroir coudé d’astronomie.
Le condensateur permet de rétrécir l’image de vidéo projecteur afin qu’elle rentre dans le fisheye qu’il la projettera sur 360°. Le miroir coudé permet d’éviter de placer le vidéoprojecteur à la verticale.
Le système optique n’est pas au point car il est pour l’instant impossible de bien aligner les objectifs ensembles. La réalisation d’adaptateurs avec l’impression 3D est envisagée.
A noter :


Un troisième atelier a été réalisé avec le dispositif DIAMS, c’est l’atelier présentation ou les élèves ont appris à utiliser le logiciel « Stellarium » pour présenter leur ciel.

Quel bilan pour ce premier tour ?

Ce fut une découverte enrichissante et partagée. Bien que le système n’est pas encore au point de nouvelle perspectives sont apparues : celle de faire découvrir davantage avec cette outils. Nous avions envie d’utiliser le Mayottarium pour permettre aux élèves de primaire de s’immerger dans un cours de collège, ou de faire découvrir les paysages et la culture mahoraise. C’est pourquoi nous avons travaillé sur la réalité virtuelle.

Comment utiliser la réalité virtuelle ?

Nous avons voulu utilisé les options de diaporama d’un téléphone mais le montage était trop compliqué. En réalisant des recherches, nous avons eu l’idée d’utiliser une caméra 360. Après quelque test avec la caméra et les applications de la tablette, nous avons réussi à créer des vidéo 360 degré.

Après tout ce travail, nous sommes qualifié pour la finale du concours C’Génial à Paris !

La suite une prochaine fois !